26 avril 2008

La théorie de l'âge et des responsabilités (By Serge)


J'ai toujours pensé que l'âge était un facteur considérable dans le développement des personnes.


Pris collectivement, un groupe de personnes d'un certain âge auraient donc les mêmes responsabilités devant Dieu et les Hommes.


J'ai longtemps pensé qu'un an de plus permettait d'accéder à une nouvelle tranche de responsabilités, de nouveaux défis en découlant.


Lorsque j'ai atteint l'âge de 2 ans - je ne m'en souviens probablement pas - la vie m'a naturellement désigné responsable (en partie) de mon éducation. Chaque nouvelle année, apportait son lot de responsabilités : apprendre à calculer, apprendre à chanter, apprendre à conjuguer, apprendre à être un enfant modèle, un fils qui encadre ses frères, un aîné qui prend ses responsabilités.


Au fil du temps, apprendre à assumer ses nouvelles responsabilités est devenu découvrir de nouvelles responsabilités ou s'en créer lorsqu'on en n'a pas assez.


Le petit garçon que j'étais, qui découvrait un monde plein de responsabilités, est devenu un jeune homme à la poursuite de son destin, prisonnier de responsabilités liées à sa tranche d'âge. J'ai alors découvert le mode de vie d'autres humains dans la vingtaine, dans la trentaine; mes semblables en chair mais pas en esprit.


Beaucoup de gens m'ont alors dit ''Ahhhh, à cet âge j'aurai eu deux enfants et une maison en banlieue!!!''. Et d'autres diront '' Je ne suis pas pressé, je veux profiter de la vie...''


À l'âge où tout se bouscule dans mon esprit, où les idées font foule et les projets table rase, quelles devraient être mes responsabilités ?


Si ma théorie se trouve avérée, qu'advient-t-il de ceux qui ne remplissent pas les conditions énoncées par celle-ci ? Et moi? Suis-je assez responsable?


Question à un million de dollars, preuve de la bousculade qui règne dans mon esprit. J'ai été choqué récemment, parce que je me trouvais trop vieux pour mon âge... peut être trop responsable à mon goût...ou pas assez...




J'ai donc révisé ma théorie; comme Céline le dit souvent ''Serge, tu ne nuances jamais tes propos.'' En trouvant des exemples, qui me permettent de réfuter ma théorie, j'ai découvert un monde plein d'axiomes similaires qui se croisent et entrent en collision.Un monde plein de responsabilités et d'irresponsabilités que chacun peut embrasser ou recaler à souhait. Un monde où tout ne se passe toujours comme prévu et où on n'atteint pas forcément ses objectifs. Mais au delà de ces contradictions et ces pensées, j'ai compris que la vie est un court et long chemin, pavé de choix; nous choisissons en partie ce qui nous arrive.


Je préfère vivre ma théorie, en assumant les responsabilités qui me sont imposées naturellement par la vie ou par moi. J'ai également décidé de comprendre les autres dans leur diversité, dans leur manière singulière de vivre. Il ne s'agit pas de tolérance, mais d'une version améliorée de ma théorie des âges et de la responsabilité. '' À chaque âge, correspond un ensemble de responsabilités qui ne seront pas forcément expérimentées par tout le monde.''




Serge

24 avril 2008

La sagesse tient dans un conte.


J'ai dévoré tous les "plus beaux contes merveilleux", toutes les "plus belles histoires d'animaux", chaque mythe qui m'est tombé sous les yeux. Et je viens de découvrir les contes Zen. Des histoires vraiment courtes, mais qui savent transmettre des idées qui devraient régir nos vies. Comme la valeur perdue il y'a si longtemps, si longtemps que j'ai l'impression d'en avoir rêvé, de l'honnêteté simple. Comme la puissance de la loyauté. Comme l'importance de la parole donnée.



Papa m'a tant de fois répété que ma plus grande richesse réside dans la parole que je donne et que je ne reprend pas.... Je l'ai cru si longtemps... J'ai tellement pensé qu'il ne se trompait jamais...




Et un jour j'ai tout simplement appris à jouer avec les mots, d'utiliser des phrases dont je pourrais me défaire d'une simple pirouette. Parce que finalement, c'est facile de donner sa parole. Ca a l'air de n'engager que celui qui m'écoute (merci, la Fontaine). Mais j'avais oublié que ça engage aussi mon honneur. Et étant donné le nombre d'appels en absence de ma banque et de mon proprio, j'ai comme l'impression que mon honneur est tout ce qui me reste. Alors je ferais mieux de le soigner, finalement, mon honneur.




Et dans ces contes, beaux comme des chansons qu'on abandonne dès qu'on pense avoir dépassé l'âge, j'ai retrouvé cette fraîcheur qui était la marque déposée de mon enfance. J'ai retrouvé, un peu ternie mais toujours aussi vivace, mon envie de sagesse. Comme lorsque, petite, j'espérais être suffisamment sage, suffisamment belle, gentille, calme... pour accéder à la Suprématie, la perfection absolue.




A la Fnac, dans les "romans Afrique et Moyen-Orient", entre les "Contes des mille-et-une-nuits" que je n'ai toujours pas achetés et les "Contes d'Amadou Koumba", j'ai trouvé, timide et comme s'excusant d'être là, ce petit recueil.




A suivre

21 avril 2008

Intro (By Serge)



Ma vie a perdu tout son sens, je suis au bord du suicide.
Tchaaa, si il fallait compter le nombre de fois où j’ai entendu cette expression, l’infini ne serait plus certainement la valeur utilisé en mathématique lorsqu’on les nombres sont très grands.
Mais qu’est ce que le suicide ?

Suicide: (
Latin suicidium, de sui caedere, tuer soi-même) est l’acte qui consiste à intentionnellement mettre un terme à sa propre vie.

Je vois déjà les têtes que vous pouvez faire d’ici! Ne vous en faites pas ce blog ne traitera pas de suicide, tout comme il ne traitera pas de meurtre, même si la propriétaire a grandi avec Agatha Christie comme livre de chevet et raffole d’histoires de meurtres.

Non, tout au contraire, c’est une passionnée pour qui le suicide n’est qu’un état transitoire entre la perte du sens d’une vie et l’incompréhension ambiante.

Sans transition.

Qu’écrire lorsqu’on vous offre gentiment une page entière, sur laquelle toutes vos idées peuvent devenir des paragraphes entiers. J’ai longtemps lu des préfaces de livre et je me suis toujours demandé pourquoi la plupart des préfaces n’étaient jamais rédigées par les auteurs eux-mêmes, mais plutôt par d’autres. En tout cas, si Bernard Werber me donne son livre à préfacer je me poserai des questions; peut être veut-il faire de moi un des sujets de ses multiples expériences littéraires.
Quoi qu’il en soit, j’ai l’honneur aujourd’hui de préfacer le blog de la non moins cynique mais très potable Keem; en espérant que les écrits restent et ne s’envolent pas, je prends une fois de plus part à une aventure qui nous amènera au-delà du réel.

Sans transition.

Selynk.skyblog.com s’est suicidé et a donné vie à bordusuicide.blogspot.com. Pendant de nombreuses années, tes textes nous ont accompagnés. Ont donné réponse à certaines de nos questions et plus que jamais soulevé des interrogations dans nos esprits. Ce n’est pas une page que tu tourne, mais plutôt une étape que tu franchis. J’ai hâte de lire tes nouveaux articles.

Signé le sociopathe qui découpe des photos de filles,
David Charles Perrault