Comme beaucoup de personnes, c’est un événement que je n’avais pas vraiment prévu; en tout cas, pas pour ce matin. Ni de façon aussi inattendue.
Je me suis réveillée assez tôt… Il ne devait pas être tout à fait 8h. Dan dormait encore, et j’ai bien fait attention à ne pas interrompre son sommeil en me levant, ce qui m’a demandé un effort certain, étant donnée la force avec laquelle il me serrait dans ses bras. J’ai d’ailleurs failli céder à la facilité et me blottir à nouveau dans ses bras, pour me lever uniquement une ou deux heures plus tard avec lui. Mais ce matin, j’avais autre chose à faire. Alors j’ai quitté le confort de mon lit pour affronter la journée qui commençait.
Dans le miroir, ce matin, j’ai vu ma première ride. Et je l’ai trouvée plutôt mignonne. J’ai jeté mon test dans la petite poubelle de la salle de bains. Je la viderais plus tard, en rentrant.
Dès que je me suis connectée, Richard m’a envoyé un clin d’œil super amusant sur MSN, et, tout en lisant mes mails, j’ai commencé avec lui une conversation totalement insipide.
J’ai lancé la machine à café pour Dan, ouvert juste un filet d’eau, histoire qu’elle se réchauffe un peu, et mis mon lait à feu doux sur la cuisinière. Pas besoin d’interrompre ma conversation virtuelle, je répondrais à Richard en rentrant avec le pain et les croissants ; cela ne me prendrait pas plus d’un quart d’heure ou 20 mn.
Je ne sais pas si c’est parce qu’à ce moment précis je penchais la tête pour faire passer une chanson de Maxwell qui n’était dans mon Ipod que pour donner à Dan l’impression que j’écoutais ses daubes, ou parce qu’avec le temps, j’ai pris l’habitude de ne pas faire spécialement attention en traversant la rue à cette heure quasiment silencieuse…
Toujours est-il que ce matin, à 9h45, j’étais morte. Je ne me souviens pas d’une douleur insoutenable, je crois que ça a été trop rapide. Par contre, je me souviens d’avoir pensé que Dan n’apprécierait sûrement pas d’avoir à jeter mon lait, à cause des petites bulles qui se forment à la surface quand il commence à bouillir. J’ai vu le conducteur du bus, aussi. Il avait l’air vraiment fatigué ; je suis sûre qu’il ne m’a pas vue avant d’entendre le drôle de bruit sourd que j’ai aussi entendu. Tiens, je croyais que le son ne se déplaçait pas aussi vite que la douleur. Mais j’ai entendu ce bruit, j’en suis sûre. Et je me suis demandée -j’étais même plutôt amusée, finalement-, à quoi je ressemblerais, après cette collision.
Je me suis réveillée assez tôt… Il ne devait pas être tout à fait 8h. Dan dormait encore, et j’ai bien fait attention à ne pas interrompre son sommeil en me levant, ce qui m’a demandé un effort certain, étant donnée la force avec laquelle il me serrait dans ses bras. J’ai d’ailleurs failli céder à la facilité et me blottir à nouveau dans ses bras, pour me lever uniquement une ou deux heures plus tard avec lui. Mais ce matin, j’avais autre chose à faire. Alors j’ai quitté le confort de mon lit pour affronter la journée qui commençait.
Dans le miroir, ce matin, j’ai vu ma première ride. Et je l’ai trouvée plutôt mignonne. J’ai jeté mon test dans la petite poubelle de la salle de bains. Je la viderais plus tard, en rentrant.
Dès que je me suis connectée, Richard m’a envoyé un clin d’œil super amusant sur MSN, et, tout en lisant mes mails, j’ai commencé avec lui une conversation totalement insipide.
J’ai lancé la machine à café pour Dan, ouvert juste un filet d’eau, histoire qu’elle se réchauffe un peu, et mis mon lait à feu doux sur la cuisinière. Pas besoin d’interrompre ma conversation virtuelle, je répondrais à Richard en rentrant avec le pain et les croissants ; cela ne me prendrait pas plus d’un quart d’heure ou 20 mn.
Je ne sais pas si c’est parce qu’à ce moment précis je penchais la tête pour faire passer une chanson de Maxwell qui n’était dans mon Ipod que pour donner à Dan l’impression que j’écoutais ses daubes, ou parce qu’avec le temps, j’ai pris l’habitude de ne pas faire spécialement attention en traversant la rue à cette heure quasiment silencieuse…
Toujours est-il que ce matin, à 9h45, j’étais morte. Je ne me souviens pas d’une douleur insoutenable, je crois que ça a été trop rapide. Par contre, je me souviens d’avoir pensé que Dan n’apprécierait sûrement pas d’avoir à jeter mon lait, à cause des petites bulles qui se forment à la surface quand il commence à bouillir. J’ai vu le conducteur du bus, aussi. Il avait l’air vraiment fatigué ; je suis sûre qu’il ne m’a pas vue avant d’entendre le drôle de bruit sourd que j’ai aussi entendu. Tiens, je croyais que le son ne se déplaçait pas aussi vite que la douleur. Mais j’ai entendu ce bruit, j’en suis sûre. Et je me suis demandée -j’étais même plutôt amusée, finalement-, à quoi je ressemblerais, après cette collision.
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